Anne-Laure ROBINE vient d’arriver au Mali pour un stage de six mois sur le terrain, nous l’avons interviewé sur son parcours, ses motivations et les missions qu’elle souhaite mener à bien.
Anne-Laure, peux-tu présenter ton parcours avant d’arriver à Pesinet ?
Je suis étudiante à l’ESSEC, avec une spécialisation « entrepreneuriat social ». Durant ma scolarité, j’ai travaillé deux ans en alternance dans le groupe EDF, au sein de la Direction Marketing, notamment sur la mise en place d’outils d’aide à la vente pour deux types de clients en particulier : les collectivités territoriales et les bailleurs sociaux.
Après ce contrat, et pour finaliser mon diplôme, j’avais envie d’être plus « sur le terrain », d’être plus impliquée dans un projet qui me tenait à cœur.
Tu connaissais Pesinet ou as-tu candidaté par hasard ?
Bien sûr que je connaissais Pesinet : tout le monde connaît ce projet à l’ESSEC puisque Anne, la directrice de Pesinet, l’a porté en finale de la Global Social Venture Competition en 2009, concours organisé par l’Université de Berkeley, en partenariat avec l’ESSEC. A l’époque, j’étais jury pour ce concours et j’avais véritablement eu un coup de cœur pour cette association. Donc lorsque j’ai su que Pesinet recrutait un stagiaire, j’ai saisi ma chance.
Peux-tu nous expliquer ton coup de cœur pour Pesinet ?
Je donnerai trois raisons :
Premièrement, Pesinet est un projet qui correspond exactement à ma vision de l’entrepreneuriat social : c’est à dire, un projet très ciblé, très bien défini dans lequel à un besoin bien identifié en amont répond une action. C’est un projet qui vise l’éclosion d’une structure viable, pérenne, efficace, utile et responsable.
Deuxièmement, c’est un projet en développement, ce qui est très motivant, même si cela suppose beaucoup de travail ; Le projet est à consolider, à mettre en œuvre.
Troisièmement, c’est une action qui me touche par son aspect sanitaire et humain évidemment, et j’aime cette rencontre des nouvelles technologies et de la proximité…alors même que c’est souvent le contraire.
Justement quelles vont être tes principales missions durant ce stage ?
J’ai deux missions à remplir : la première est d’aider dans la gestion quotidienne du programme en renforçant l’équipe à Bamako pour être encore plus efficace. L’autre, c’est de mener l’évaluation de l’impact social du service, en lien avec Marie-Pierre Gagnon, une chercheuse Canadienne spécialisée dans l’évaluation de projets de télésanté qui viendra nous rejoindre pour nous aider à la mettre en œuvre.
Dernière question : comment s’est passée ton arrivée à Bamako ? Quelles sont tes premières impressions ?
Je suis arrivée depuis maintenant une semaine. Mes collègues m’ont accueillie très chaleureusement, et j’ai commencé à découvrir concrètement le programme : la pesée des enfants par les agents, les consultations, la gestion des abonnés…c’est passionnant de voir comment Pesinet fonctionne au quotidien. Ce qui m’a notamment frappée, c’est la réelle intégration de Pesinet au sein du centre de santé. Ce n’est pas un service « à côté », mais un programme qui vient vraiment appuyer la structure déjà en place. Les médecins, les pharmaciens, le personnel administratif ont un grand rôle à jouer dans le bon fonctionnement du service. Il faut prendre en compte toutes ces parties prenantes pour mener à bien le programme. Cela promet beaucoup de travail, mais aussi de bonne humeur !
C’est promis, dans 6 mois, je vous dis tout ça en bambara…(dialecte malien, ndlr.)